vendredi 31 août 2018

Défense des zones

En conversations à bâtons rompus

- Les seuls insectes que je regrette pas trop - si ce n'est pour d'homériques traques nocturnes - sont les moustiques après les autres ...

- Tu sais l'autre jour j'ai parcouru 250 bornes en plein pampa du pays bougnat et écrasé sur le pare-brise quasi rien - du vrai Limagrain !

- La monoculture à cette échelle est parente du monochrome

- Plus d'animaux plus de merde

- Oui et toutes les mares , les trous d'eau , les rases comblés - c'étaient des nurseries

- Pour gagner quelques mètres carrés de blé en plus

- Il faut monter une ligue de défense des zones humides

Et là je ne sais trop dire pourquoi mais il m'a semblait déceler une lumière égrillarde au coin de son oeil quand il m'a dit

- Oui , je suis de ce combat 

Prosodie

Le quotidien sans faim

Le quotidien sans fin

Le quotidien sans faim

Le quotidien sans fin

Le quotidien sans faim

Le quotidien sans fin

Le quotidien sans faim

Le quotidien sans fin

Le quotidien sans faim

Le quotidien sans fin

Le quotidien sans faim

Le quotidien sans fin

Le quotitien sans faim

Le quotidien sans fin

Le quotidien sans faim

Le quotidien sans fin



En mantra à répéter jusqu'à en être rassasié 

1086

De gros nuages noirs encre

Crevèrent et se déversèrent

En phrases

Sur le papier 

Merdre alors

Il est taquin , l'autre jour en riant il me dit

- Ces flux ressemblent étrangement à de la diarrhée 

lundi 27 août 2018

Fleurs de rhétorique

Le Menhir avait le verbe

La fille n'a conservé que la gerbe 

jeudi 23 août 2018

Bon ben alors

La merde disparue des rues

La merde disparue des champs

La merde disparue du ripoliné

Mais où est-elle ?

J'ai bien mon idée , mais bon ben alors

J'ai bien peur qu'elle ne soit pas trop politiquement correcte

Voir pas du tout 

Un picaresque

Il possède en lui cette gloriole et cette humour

Qui trouvent mon oreille complaisante

Même aux plus

- L 'autre jour chaque fois que je rentrais en elle ,  ses petites lèvres applaudissaient

Qu'il me dit en riant 

1085

Tu as (ma)rabouté des mots

Tu as (ma)rabouté des fragments

Parfois phrases

Parfois textes 

1084

L'extrême raffinement d'une culture

Est proche du détachement 

vendredi 17 août 2018

1083

Il y a des jours où

Tu as le même regard

Que Robert Desnos 

La part

La part du jeu

La part de je

Et encore

Il a son Atlantide 

Ça porte chance

Chaque fois qu'il croise une fille en tenue de sport courant

Les cheveux queue-de-cheval , se balançant

Au  rythme des rondeurs

Il se souvient de ces pompons de fêtes foraines 

Ça vous tu

Il n'est pas possible de trouver plus débectant

Que l'odieux tutoiement publicitaire 

mercredi 15 août 2018

1082

- C'est donc ça ?

- A ce qu'il paraît 

A se carapater

Chaque fois qu'il croise un type short et baskets aux pieds

Parfois écouteurs dans ses esgourdes - ahanant sur le bitume

Il baisse la vitre de sa voiture et il se met à crier

- Au voleur ! Au voleur !

Il est taquin 

dimanche 12 août 2018

(I)mages

Il n'y avait que les enfants qui avaient le droit à  une image pour récompense

Puis il y eut une distribution générale 

jeudi 9 août 2018

1081

Cet internet ressemblera infiniment plus à un formidable bazar oriental

Qu'à la froide machine qu'ils imaginent construire 

En passant

Il sait qu'il peut faire des apophtegmes

Autant que le poisson bullant dans l'étang

Et cela l'amuse

1080

Des jeux de

Des jeux de

Des je je

Des jeux de

Ah bon danses encore

Des jeux sans enjeu 

Tu fais 21 encore

Il était dans son poêle en hiver à jouer cartes sur table

Et toi tu étais à poil à jouer au bonneteau les circuits neuronaux surchauffés 

1079

Ils prirent les trépidations de leurs écrans

Pour celles de leurs coeurs 

vendredi 3 août 2018

L'appel de la forêt





Toc toc toc

Personne ne répond

Poussez la porte , elle ouvre

La pièce est vide

Toc toc toc

Personne ne répond

Poussez la porte , elle ouvre

La pièce est vide

L'avantage de ces livres de développement c'est qu'ils font marcher . C'est surement ça le shinrin yoku version Héctor Garcia et Francesc Miralles

Toc toc toc

Personne ne répond

Poussez la porte , elle ouvre

Au milieu de la pièce trônant en majesté un étrange tronc d'arbre avec des cordes

Elle donc là cette terrible machine à faire disparaître les poncifs , les paraphrases

On a retrouvé le son des faunes - le Gaffophone !

Tant de sucre , tant de sucre , il se  dit que les deux auteurs de ce livre chroniqué aujourd'hui , n'arrivent plus à rentrer en forêt sans être poursuivies par les frelons asiatiques

Il se dit tellement de choses 

mercredi 1 août 2018

1078

Isodore Isou s'est bien amusé

C'est déjà pas mal 

En projection

- Et cette radicalité ?

- Elle est celle de l'élasticité

- C'est à dire ?

- Elle peut-être  de lance-pierre