Posé sur un banc un livre attendant un passant . Il est intitulé - La parole qui me porte de Paul Valet - s'asseoir et commencer à le lire . Il est accompagné d'une sensible préface ourlée par Sophie Nauleau . Une vie qui se transmute en écriture c'est un caractère , des évènements , un style , des circonstances , tant de choses . Ici dans le cornet à dés posé sur la table dans la salle de jeux du navire , il y a un exil de Russie à 12 ans en 1919 après la révolution bolchévique et la confiscation des biens familiaux , direction la Pologne puis la France , où il devient médecin généraliste . Puis c'est la guerre il rejoint la Résistance dans le Cantal et en Haute-Loire , à la libération il apprend que son père , sa mère et sa sœur ont été gazés à Auschwitz . De nombreux compagnons de lutte furent tués par les allemands aussi . Après guerre changement , il décide de plus soigner que par l'homéopathie et se met à écrire . Telle la moutarde - médecine douce et forte . Il jette les dés pour rajouter un nombre au Yi Jing . La table de jeux se met à danser la gigue , tout bouge en tous sens le bateau aussi . L'effet du cornet ou un écueil ? Le bateau chavire et se brise en miettes que les mouettes viennent aussitôt avaler . Il se retrouve dans les eaux au milieu des débris . Il décide de cramponner à l'un puis à l'autre en attendant . Bras gauche d'un côté , bras droit de l'autre - naissance des distiques cœur de son œuvre . Il tente une nage pour les joindre , en vaines tentatives de raboutages n'aboutissant jamais . Le livre est reposé sur le banc attendant le prochain passant . A bientôt pour de nouvelles aventures et lectures